Émission Underscore #90 du 24 Février 2018

Voici quelques liens sur les sujets développés :

Montréal mise sur le logiciel libre

La ville, qui accuse un fort retard informatique, table sur le Libre et des partenariats avec d’autres villes.

Une HADOPI ou pire au Canada ?

La coalition Franc-Jeu Canada propose au CRTC d’instaurer une liste de sites web de piratage qui seraient automatiquement bloqués par tous les distributeurs d’accès internet.
Encore une superbe idée ça…

La NASA retrouve un satellite lancé en 2005…

mais va devoir faire de l’ingénierie inverse pour en reprendre le contrôle car son logiciel est obsolète.

Les FAILs du mois

Chiptune: Culprate & Au5 – Impulse

Sujet: Science fiction

Je me suis aperçu que depuis que j’ai commencé mes petites chroniques sur Radio Mega, j’avais encore jamais parlé de la Nintendo 64 alors que c’est quand même ma console de prédilection, à tel point que j’en ai fait un livre il a quatre ans. Attention, je ne fais pas mon auto-promo. Ce serait con puisque de toute façon, mon bouquin est en rupture de stock depuis plus d’un an et qu’à moins de claquer 130€ sur Amazon, y’a autant de chances de trouver un exemplaire neuf de Nintendo 64 Anthologie que de voir Jo Wilfried Tsonga en finale de la coupe Davis cette année. Et l’année suivante. Et celle d’après. Bref, avant de vous parler d’un de mes jeux préférés de la N64, petite question pour situer un peu le truc. C’est quoi un jeu d’action ?

Le truc du jeu d’action, c’est surtou9. C’est développé par Rareware quand le studio était au sommet de son art, le jeu est réalisé par Martin Wakeley, qui a auparavant travaillé sur Blast t de définir l’action elle-même et du coup, plein de genre de jeux peuvent rentrer dans cette catégorie : beat’em up, baston, FPS, shoot’em up. On va citer quelques exemples. Doom, c’est un jeu d’action. Tetris c’est pas un jeu d’action. Twisted Metal c’est un jeu d’action. Command & Conquer c’est pas un jeu d’action. Candy Crush c’est un jeu de merde.
Bref, et il arrive que plusieurs sous-genres du jeu d’action qu’on vient d’évoquer apparaissent dans un seul et même jeu, et du coup, comme on ne sait plus trop comment le définir, dans quelle case le ranger, bah par défaut, on va appeller ça un jeu d’action. Et c’est le cas de Jet Force Gemini.

Jet Force Gemini, sorti en 199Corps, un des premiers jeux de la N64. Jet Force est un pur jeu d’action donc, non seulement parce qu’on passe la moitié de son temps à tirer sur tout ce qui bouge (y compris ce qui bouge pas vu les problèmes de jouabilité du truc, mais j’y reviendra plus tard) mais aussi parce que le jeu mêle plusieurs genres. Jeu de tir, exploration, plate-forme et même de la course.
Je fais juste un point rapide sur le scénario : le vilain pas beau Mizar veut prendre le contrôle de la planète Goldwood et réduire à l’esclavage le peuple pacifique et poilu des Nounouss. C’est en substance ce que décrit la notice du jeu, le jeu en lui même (pendant ses rares dialogues) et la magnifique bande-annonce française du catalogue officiel Nintendo de 1999 sur VHS, dont je ne peux m’empêcher de vous passer quelques extraits.

C’est ridicule et c’est complètement assumé dans le jeu jusque dans la traduction française, puisque certaines lignes de dialogues semblent avoir été rédigées par un gamin de 10 ans, et encore.
Niveau ambiance c’est très étrange, c’est un mélange là de plein de références de la science-fiction, avec des clins d’oeil à Star Wars, un peu de Stargate (avec la pyramide sur la planète de Mizar), un peu de Starship Troopers avec tous ces insectes à dégommer, mais tout ça est habillé de couleurs vives avec un design un peu enfantin. D’ailleurs, dans la toute première version de Jet Force Gemini présentée à l’E3 1998, les personnages du jeu étaient vraiment des gamins, et leurs apparence a été modifiée seulement à quelques mois de la sortie du jeu. Mais dans la version finale, Juno et Vela (les deux héros) ont des proportions plus adultes, ce qui renforce encore un peu plus le paradoxe entre univers enfantin et violence toute relative mais bien présente. Le truc qui illustre le mieux mon propos, ça reste la séquence du début où un vaisseau atterrit carrément sur un pauvre Nounouss. Alors le voir se faire exploser brutalement comme ça, dans une gerbe de sang avec un vieux son de *SPLOTCH*, c’est rigolo pour un adulte, mais ça peut traumatiser un gamin qui s’attendait à pouvoir sauver tous ces pauvres personnages alors que finalement, avant même de commencer à jouer, il assiste impuissant à la mort de l’un d’entre eux.

Donc concernant le jeu, le joueur incarne d’abord Juno, puis Vela et enfin Lupus, leur chien, à tour de rôle. On peut changer de personnage à tout moment et chacun à son petit cheminement jusqu’au monde final où ils se retrouvent pour affronter Mizar. Là où Jet Force Gemini est original, c’est que le jeu commence réellement une fois le boss de fin vaincu ! C’est a dire qu’une fois le jeu terminé (enfin censé être terminé), l’aventure continue et là, le joueur peut incarner le personnage de son choix mais dans les niveaux de son choix aussi ! Ca veut dire que dès lors, on peut emprunter des passages inaccessibles auparavant parce que le personnage imposé dans tel niveau ne possédait pas la capacité nécessaire pour progresser. Juno peut marcher sur les sols de lave, Vela peut plonger dans l’eau et Lupus peut voler sur de courtes distances. Si la première partie est très courte, la seconde partie du jeu est juste super longue puisqu’il est impératif de sauver tous les Nounouss, en plus de retrouver les morceaux d’un ancien vaisseau spatial afin d’atteindre, cette fois, la véritable fin du jeu.

Donc Jet Force Gemini c’est de l’exploration, avec des zones de jeu assez vastes et plein de secret à trouver, mais surtout de l’action, avec des passages de fusillades fréquents et bien bourrins. Le jeu laisse d’ailleurs le choix au joueur, de tirer directement dans le temps en se reposant sur le système de visée semi automatique (il faut se tourner vers l’ennemi et tirer pour faire mouche) maison peut aussi, et maintenant le bouton de trance R, de passer en vue semi subjective et de viser tout en déplaçant un curseur. Et il est possible de se déplacer en même temps, ça parait tout bête mais il y avait assez peu de jeux qui permettaient ça à l’époque.

Par contre le jeu a quelques problèmes de jouabilité. Les personnages ont tendance à glisser, leurs sauts sont très bizarres, très haut mais très rapides, et le choix de armes se fait de façon plutot archaique : il faut le faire défiler dans un sens ou dans l’autre jusqu’à équiper l’arme voulue. Le souci, c’est que le jeu propose 30 armes différentes ! Alors quand t’as presque plus de vie besoin du bazooka mais que t’es équipé de la bouffe pour poissons, ben t’es bien emmerdé. oui de la bouffe pour poisson. C’est la première “arme” qu’on trouve dans le jeu, ça sert à faire exploser les mines et… à nourrir les poissons. Bref.

Le jeu en solo est déjà immense, mais comme souvent avec Rareware, un mode multijoueur est présent. Enfin trois modes Multijoueur même : un affrontement classique, un mode de tir sur cibles (avec 4 viseurs à l’écran, c’est pas évident) et aussi un mode course, avec deux circuits en vue de dessus à l’anciennce, et un parcours en vue de dos. C’est sympa mais ça reste pas aussi fun qu’un GoldenEye à 4. On peut aussi compter sur un mode coopération simpliste mais idéal quand on veut jouer avec un débutant ou une buse. En fait c’est tout simple parce que le second joueur dirige juste un viseur, a des munitions infinies, et ne peut pas se faire toucher par les ennemis. Il perd juste quand le premier joueur perd. L’option n’est pas disponible tout de suite mais au cours de l’aventure, sur la planète Tawfret (le troisième monde traversé par Juno), il faut reconstituer un petit robot appellé Floyd et une fois cela fait, un second joueur peut donc appuyer à tout moment sur Start sur la deuxième manette et matraquer la gâchette pour tirer dans tous les sens, quitte à buter un pauvre Nounouss qui se trouvait malencontreusement sur l’écran.

La musique est signée Robin Beanland (avec quelques compositions de Graeme Norgate), avec des thèmes plutôt militaires, comme celui là

Bon, y’a pas que ça, y’a aussi quelques musiques plus épiques et des musiques d’ambiance, mais la bande son n’est pas aussi mémorable que celle de Conker ou de Banjo-Kazooie, par exemple.
Voilà, un dernier mot pour dire que le jeu était, à sa sortie, super beau, les textures étaient assez impressionnantes et les décors vraiment fouillés, alors que pas mal d’autres jeux N64 étaient plutot vide. Les jeux était techniquement très avancé et proposait même un mode 16:9, ce qui était vraiment rare sur la console. Il n’a jamais été réédité de puis sa sortie, à part sur Xbox One dans la compilation rare Replay. Dernier truc, une version Game Boy COlor aurait du sortir mais elle a été annulée rapidement, on arrive quand même à trouver quelques photos sur le Net.

Chiptune: Farbrausch – fr-088: Quantum Mysterium | Demoscene

Agenda

  • Dernier Dimanche du Libre
    • La rencontre mensuelle de Linux07
    • 25 février 2018 @ 13 h 30 – 19 h 30
    • Bar L’Estaminet, 07270 Lamastre
  • Journée Porte Ouverte de la Forge
    • Venez découvrir La Forge 🙂
    • Le programme de la journée
      • 8h-9h : Petit déjeuner presse
      • 12h-13h : Pourquoi travailler dans un espace de coworking ?10 bonnes raisons de devenir Forgeron(e)s !
      • 14h-15h : Présentation du Gisement + Présentation du Campus
      • 17h-18h : Comment travailler dans un espace de coworking ? Comment devenir un meilleur Forgeron(e)s ?
      • Toute la journée : Les Forgeron(e)s présents répondent à vos questions !
    • Mercredi 28 février
    • La Forge Collective, 8 rue Baudin, Valence
  • Atelier FreeCAD – Modélisation 3D sur ordinateur
    • Prérequis : un ordinateur (Windows, Linux ou Mac) pouvant être amené au VAL ainsi qu’une souris.
    • Atelier d’initiation à la modélisation et l’assemblage de pièces en 3D sur ordinateur en utilisant le logiciel libre FreeCad. Cet atelier est ouvert à tous niveaux. Il a pour but d’apprendre les bases de la modélisation sur ordinateur pour être capable, par exemple, de faire des plans ou un projet d’impression de pièces à l’imprimante 3D.
    • sur inscription
    • mercredi 28 février, 18h – 21h
    • Valence Atelier Libre, 13 bis rue Montplaisir, Valence
  • Café outil #22 – Rendre vos événements interactifs
    • Vous êtes amenés à animer des réunions, des séminaires, des ateliers.
    • Vous ne souhaitez pas (plus?) voir votre auditoire se désintéresser progressivement, prendre leurs smartphones, bailler ou….. s’endormir (!)
    • Pour proposer des événements plus ludiques où chacun participe, nous vous proposons ce café outil présentant des solutions favorisant l’interaction et l’attention de vos participants.
    • Le Moulin Digital, 8 avenue de la gare, ALIXAN
    • Vendredi 8 mars, 9h – 10h30

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