Émission Underscore #80 du 16 Décembre 2017

Voici quelques liens sur les sujets développés :

Fuité : ces trois gouvernements européens veulent donner aux labels le contrôle sur ce que nous pouvons et ne pouvons pas publier en ligne

Sur le blog de l’eurodéputée Julia Réda : Les gouvernements français, espagnol et portugais veulent aller encore plus loin que le projet de la Commission européenne.

Un Bug-bounty pour VLC financé par la Commission européenne !

Un programme de chasse aux bugs (c’est mieux que la chasse aux oeufs de pâques) sur VLC est le premier financé par la Commission européenne (suite à un vote en ligne). Entre 100 et 3000 euros seront payés par bug trouvé dans le lecteur VLC. Le programme court jusqu’à début Janvier ou à la fin du budget.

La NASA redémarre des propulseurs sur Voyager 1

qui n’avaient pas été utilisés depuis 37 ans. Ils ont du vérifier le logiciel codé en assembleur pour être sûr de ne pas faire d’erreur…

Un appel à l’éthique envers les créateurs du numérique

Framasoft publie la traduction de la lettre de Copenhague, une lettre ouverte de la communauté des technologies de l’information invite à réfléchir un peu à la notion de responsabilité de chacun, compte tenu de l’enjeu du numérique pour nous tous. Et nous propose de la signer également.

Vous cherchez des raisons de ne pas aimer Microsoft ?

Le wiki de Seb Sauvage en propose une longue liste.

L’Assurance-maladie a mis en ligne et en open data une base de données pléthorique…

éclairant la consommation de médicaments des Français.

ToS;DR revient !

Le site “Terms-of-Service; Didn’t Read” renaît de ses cendres, porté par trois personnes dont Christopher Talib, ancien chargé de campagne à la Quadrature du Net. Il permet de synthétiser les “Conditions générales d’utilisation” de sites web et autres services, en résumant les dizaines de pages à quelques pictogrammes et des feux rouges, jaunes, et verts, pour savoir rapidement à quoi on s’engage (ou pas).

Pornhub et Youporn s’associent… pour défendre la Neutralité du Net

Ben oui, on vous a déjà parlé de ce principe fondateur de l’Internet, qui est encore une fois menacé par le nouveau gouvernement américain. Il est si important que les industries du X en ligne bandent… leurs muscles pour le défendre. Avec un slogan choc : “Bienvenue dans l’Amérique de 2017, où les sites porno défendent plus vos libertés que le gouvernement.”

Publication de Fedora 27 !

La dernière Fedora est de sortie, pensez à mettre à jour.

Linux 4.14 est sorti le 12 novembre

La version 4.14 du noyau est arrivée également, avec plein de nouveautés. Il supporte maintenant jusqu’à 128 pétaoctets d’adressage virtuel et 4 pétaoctets d’adressage physique sur x86. Qui veut me financer quelques barrettes ?

Piratée, la Nintendo Switch fait déjà tourner du homebrew!

Hackée dès sa première année d’existence, la Nintendo Switch serait d’ores et déjà en mesure de faire tourner du homebrew. Mais pour cela, il vous faudra renoncer à jouer à Super Mario Odyssey… qui nécessite un firmware plus récent qui corrige la faille utilisée.

Le 5 pourcents de part de marché pour GNU/Linux, erreur de calcul ?

Mince alors. En même temps, les chiffres, comme dirait DATAGUEULE…

La fin du BIOS est pour 2020

Ouain, on va tous être obligés d’utiliser SecureBoot et donc Windows 🙁

Logitech reconnaît ses erreurs sur l’obsolescence programmée

Nous vous avions parlé de ce clavier solaire dont la batterie pourtant standard n’était pas censée être remplacée. Le fabricant a répondu au journaliste en reconnaissant des erreurs de marketing et de conception, et promet d’améliorer la situation. A suivre.

Des DRM dans les voitures ZOE ? Les explications de Renault

Renault répond aux accusation de l’EFF sur sa gestion à distance des batteries de ses modèles de voiture électrique.

Campagne contre l’iPhone

La campagne “iPhone Revolt” veut dénoncer les pratiques de l’industrie du smartphone, et en premier Apple dont l’iPhone est l’emblème.
L’association Attac quand à elle fête “10 ans d’évasion fiscale“.

Succès de la campagne de financement The Atari ST and The Creative People vol. 2

Chiptune: DAS RADIAL – DATA_ICH

Sujet: A Quoi tu joues ?

En ce moment je joue à Zelda Breath of the Wild, mais c’est pas la peine d’en parler puisque tout le monde s’accorde à dire que c’est juste un putain de chef d’oeuvre. Voilà, fin du game. Non je vais plutôt vous parler d’un remake d’un jeu vidéo basé sur une série animée des années 80, vous allez vite deviner de quoi je parle avec la musique d’intro :

musique : Title Screen – Ducktales: Remastered Music Extended

Picsou, woo-hoo ! Duck Tales Remastered est sorti en 2013 et si je vous en parle, c’est parce que son succès a certainement encouragé Disney a relancer la licence DuckTales, autrement dit la Bande à Picsou, avec une toute nouvelle série animée qui a été diffusée en France pour la première fois ce mois-ci ! En grand fan de Picsou, je m’attendais au pire mais en fait non, c’est franchement un super reboot de la série et je vous recommande vraiment de le voir : c’est drôle, c’est super joli, c’est respectueux à la fois du premier dessin animé mais aussi de la BD, ne serait-ce que par la présence régulière de Donald. Pour rappel, sur les cent épisodes de La Bande à Picsou version années 80/90, il a du apparaître dans quatre ou cinq épisodes tout au plus. C’est très peu, ok, mais son temps de présence reste quand même largement au-dessus de la moyenne de celle d’un député dans l’hémicycle du Palais Bourbon – ce qui n’a rien d’un exploit, j’en conviens, je cherche juste à relativiser. Mais je digresse, je suis pas là pour parler dessin animé ou politique (même si les deux me font marrer), mais juste jeu vidéo, avec DuckTales Remastered donc.

Le jeu est sorti essentiellement en téléchargement, sur plusieurs supports (PC, PS3, Xbox 360, WiiU) et a été développé par Wayforward, un studio américain qui excelle en matière de déterrage vieilles licences oubliées, puisque c’est aussi à eux qu’on doit Double Dragon Neon et le remake d’A Boy and his Blob, entre autres. DuckTales Remastered donc est un remake du DuckTales de Capcom, sorti sur NES et Game Boy en 1990, mais avec pas mal de nouveautés, à commencer par une refonte graphique totale, puisque les personnages sont évidemment entièrement redessinés et les décors sont modélisés en 3D – même s’il s’agit toujours d’un jeu avec des déplacements en 2D, sur un seul plan. L’autre truc qui frappe quand on découvre ce remake, c’est la présence, pas de vraies cinématiques, mais plutôt de saynettes, de nombreux dialogues venant souvent interrompre le cours du jeu, ce qui est assez pénible, sauf pour le public anglo-saxon qui sera content de retrouver le casting d’origine puisque toutes les voix sont celles des doubleurs du dessin animé (dont Alan Young qui a interprété Oncle Picsou une dernière fois avant son décès, en 2016). A part ça, ces petites séquences n’ont pas d’autre intérêt que d’apporter un semblant de cohérence à certains éléments inexpliqués du scénario sur NES (pourquoi une souris géante est le boss de la Lune par exemple). Mais bon le scénario, c’est pas vraiment ce qui a fait de DuckTales un jeu aussi mythique que le dessin animé.

Alors les voix originales, c’est bien, mais le côté sonore ne se résume pas aux dialogues, puisqu’au niveau musical, on retrouve les compositions de Hiroshige Tonomura, mais réorchestrées par Jake Kaufman, qui est le compositeur attitré du studio Wayforward. Ceux qui ont joué à DuckTales à l’époque se souviennent certainement d’une musique en particulier, celle du niveau sur la Lune :

musique : DuckTales Music (NES) – The Moon Theme

Cette musique est devenue juste mythique, c’est une des plus belles compos existante sur NES, et peut-être la plus marquante avec les thèmes principaux de Zelda I, de Super Mario Bros. et quelques morceaux de Mega Man II. C’est pas compliqué, il vous suffit de taper DuckTales et Moon dans Youtube, vous verrez le nombre hallucinant de remixes existants. Alors vingt-trois ans plus tard, quand Jake Kaufman reprend cette musique à sa façon, ça donne ça :

extrait : The Moon – DuckTales Remastered [OST]

En guise d’hommage à cette musique devenue culte, Kaufman en a discrètement repris la mélodie dans le thème d’un autre niveau (l’Himalaya) et la joue carrément au piano dans le générique de fin, après la célèbre chanson du dessin animé. Alors oui, le premier DuckTales avait marqué par sa musique et sa réalisation impeccable, mais c’est surtout au niveau de son gameplay que le jeu de Capcom était sorti du lot, comme la plupart de ses autres jeux sous licence Disney : le simple fait de choisir son niveau en début de partie, un peu comme dans Mega Man (tiens, un autre jeu de Capcom !), la diversité des situations et des niveaux, les passages secrets en pagaille (voire les passages secrets DANS les passages secrets !), les trésors cachés à découvrir, les différentes fins, etc. Dans DuckTales Remastered, on découvre en plus un niveau d’introduction inédit, le coffre-fort de Picsou, et un niveau final une fois les cinq mondes de base terminés. Ces cinq mondes sont donc les mêmes que sur NES (Amazonie, Mines africaines, Transylvanie, Himalaya et la Lune), avec quelques différences dans leur structure. Par exemple, les passages en wagonnet sont plus longs et se déroulent un peu façon “montagnes russes”, le boss de l’Himalaya se situe dans une section complètement à part du reste du niveau, le temple Amazone n’est accessible qu’après avoir retrouvé huit pièces spéciales, etc… D’ailleurs, en parlant des boss, on retrouve évidemment les mêmes que sur NES, mais leurs attaques sont bien différentes, et plus spectaculaires. Et ils représentent malheureusement, il faut bien l’avouer, le seul pic de difficulté du jeu puisque comme son aîné sur NES, DuckTales est très facile : en une petite après-midi, c’est plié. Reste les modes de difficulté au-dessus (avec notamment un mode expert sans sauvegarde, à l’ancienne) et la galerie d’illustrations et de musiques à débloquer, en utilisant l’argent récolté tout au long de vos parties. D’ailleurs, dans la catégorie “trucs qui servent à
rien mais qui sont sympas quand même”, il est possible, entre deux niveaux, de plonger dans le coffre de Picsou et de nager dans son or !

Voilà. Si vous cherchez un bon petit jeu de plates-formes 2D, foncez sur DuckTales Remastered si ce n’est pas déjà fait ou attendez les promos sur Steam. Sinon, vous pouvez aussi vous procurer la compilation The Disney Afternoon Collection, qui comporte pas moins de six jeux Disney parus sur NES à l’époque, dans leur version d’origine : TaleSpin (Super Baloo), Darkwing Duck (Myster Mask), Chip’nDale 1 et 2 (Tic et Tac les Rangers du Risque) et bien entendu DuckTales et sa suite DuckTales 2, beaucoup moins connue et pourtant encore meilleure que le premier. D’ailleurs, si Wayforward pouvait se bouger et faire un DuckTales 2 Remastered avec, pourquoi pas, l’esthétique de la nouvelle série animée Picsou, je suis sûr qu’il feraient des heureux par milliers, des thunes par millions et des heures de plaisir par milliards, en or, en dollars !

Et pour le coup, on écoute le générique du dessin animée version 2017 !

Chiptune: Felicia Barton – DuckTales

Agenda

  • AmigaBouffe de Noël !
    • C’est cet après-midi si vous voulez nous rejoindre !
    • Le 16 décembre à partir de 16h
    • Clérieux
  • Soirée Jeux de Tir à Univers Boisson
    • Organisé par Gamestalgie
    • samedi 16 décembre à 18:00 – 0:00
    • Univers Boisson, 499 Avenue de Provence, Valence
  • Jeudis Bidouille à Lyon
    • L’EPN des Rancy (249, rue Vendôme, 69003 Lyon) et l’association ALDIL (Association Lyonnaise pour le Développement de l’Informatique Libre) vous proposent des rendez-vous mensuels pour accompagner les utilisateurs de logiciel libre dans la résolution de leur problème informatique.
    • L’objectif de ces ateliers sont l’entraides et dépannages entre utilisateurs de logiciel libres débutants et plus aguerris. L’occasion de voir comment ça marche, de demander un coup de pouce, de faire découvrir une astuce.
    • Avec la participation des bénévoles de l’ALDIL, Illyse et des utilisateurs de GNU/Linux (Ubuntu, Debian, Mageia, LinuxMint…).
    • Le jeudi 21 décembre 2017 de 19h00 à 22h00
    • Maison pour tous / Salle des Rancy, 249 rue Vendôme, Lyon

Astrologeek

  • sysadmin : ça a va on sait que tu lances tous les jours la même commande à la même heure avec une précision d’horloger, fait pas ton cronneur !
  • libriste : Fedora-tatouille ?
  • macounet : Apple c’est pas high coast en suede , c’est high cost partout
  • technophile : Comment justifier intel monopole ?
  • hacker : les maux de passe passent, les backups restent.
  • nolife : Est-ce que tu es plutôt format thé ou format café ?