Émission Underscore #99 du 28 Avril 2018

Voici quelques liens sur les sujets développés :

Les applis Google refuseront de fonctionner sur un Android rooté

Oui paske bon, faudrait pas non plus qu’on puisse faire ce qu’on veut avec un téléphone qu’on a acheté, hein.

Google ferme son raccourcisseur d’URL

En rendant donc inaccessibles tous les liens qui y ont été raccourcis, ce qui pose pas mal de problèmes sur l’archivage du Web.

Google filtre les recherches sur “Kodi”

Comme si c’était la seule application qui pouvait servir à faire du “piratage” (enfin, du partage non marchand).

Un site expose les portes tournantes entre Google et l’UE

Google Revolving Door Visualization for Europe by the Google Transparency Project

Drupalgheddon

Une grosse faille dans Drupal, donc pensez à mettre à jour !

Walmart brevette des abeilles robotisées autonomes

Non paske éviter que les abeilles meurent c’est trop compliqué.

Microsoft veut que les distributions Linux soient disponibles sur le Windows Store

Ça faisant longtemps qu’on avait pas eu droit au “embrace and extend” tiens…

Après Meldown et Spectre, bienvenue à BranchScope

Encore une faille sur l’exécution spéculative des microprocesseurs.

Une entreprise montréalaise lance un lexique pour franciser l’intelligence artificielle

Moué, sans vous divulgâcher on va devoir magasiner de nouveaux termes pour comprendre les pourriels.

Pôle-Emploi ouvre le code source de son calculateur d’allocations

Suite à une demande « CADA » de Next INpact, Pôle emploi vient d’ouvrir le code source de son calculateur d’allocations d’aide au retour à l’emploi (ARE). Maintenant vous saurez pourquoi vous n’avez droit à rien, enfin, si vous savez lire Java et Cobol.

Streaming Music : subi glacier are slow

3 ème a la révision 2018

Sujet: A quoi tu joues ?

J’ai rebranché ma N64, et je me suis trouvé un petit moment pour jouer. Sauf que bon, sur la N64, j’ai quand même 174 jeux, et au moment d’en choisir un c’est toujours le même souci : lequel ? L’espace d’un instant, je me suis retrouvé un peu comme une meuf qui va rester plantée trois heures devant son placard à chaussures plein à craquer en se plaignant qu’elle n’a rien à se mettre. Donc pour asseoir mon choix, j’ai procédé par élimination : j’ai commencé par mettre de côté les jeux de sport… Oui, j’ai des jeux de sport dans ma logithèque.

Ensuite, j’ai mis de côté les mauvais jeux, en prenant soin au passage de saisir prudemment la cartouche de Wargods avec des gants étanches pour la mettre à la poubelle, que j’ai ensuite brûlé avant de me désinfecter les mains deux fois. Si vous ne connaissez pas Wargods, je vous en parlerais un jour, promis. Bref, Même après une sélection assez rigoureuse, il me restait quand même le choix entre une bonne cinquantaine de cartouches… Preuve, au passage que sur N64, y’a plus de bons jeux que ce qu’on pourrait croire, même si évidemment, certains genres sont sous-représentés sur la console de Nintendo. Par exemple, il y a peu près autant de RPGs sur N64 que d’accords sur la guitare de Christophe Maé. Et encore.

Alors inévitablement, quand on cherche des hits sur N64, ce sont les jeux Nintendo et Rare qui ont la préférence des joueurs. Rare je vous en ai déjà parlé ici, puisque j’ai déjà écrit des chroniques sur deux de leurs jeux : Snake Rattle N Roll sur NES et Jet Force Gemini, sur N64. Oui, je parle beaucoup des consoles Nintendo mais c’est juste parce que je n’aime pas Sega et que si j’en parlais, je me mettrais à dos toute la communauté francophone SEGA. Autrement dit trois fanboys frustrés qui ont eu une MegaDrive au lieu d’une Super Nintendo, en ce soir de Noël 1992 et qui ont du s’en justifier tout une scolarité durant, auprès de leurs camarades de classes moqueurs. J’aime bien troller sur Sega. Blague à part, j’ai une Mega Drive avec une vingtaine de jeux que je kiffe vraiment, et j’ai un Mega-CD et même un 32X. Un 32X quoi ! le périphérique le plus inutile jamais sorti. D’ailleurs, j’ai le 32X mais aucun jeu dédié parce que le 32X c’est de la merde et que je trouve personne pour me racheter ce morceau de plastique qui défigure ma console. Bon, je tiens pas à me mettre les trois fans de Sega à dos, donc retour au jeu auquel j’ai joué, hop.

01 – GLORY CROSSING

Blast Corps., le tout premier jeu de Rare sur N64, avant GoldenEye et Banjo-Kazooie, et réalisé par l’équipe qui fera, plus tard, Jet Force Gemini. C’est un jeu d’action au principe aussi simple (a priori) que son scénario : un camion transportant des missiles nucléaires est devenu fou et fonce en ligne droite et le joueur doit tout démolir sur son passage afin d’éviter l’explosion. Donc pour éviter que le camion ne détruise tout, il faut tout détruire avant lui. Bref. Bizarrement, le scénario est super simple mais Rare a quand même écrit tout un background qui raconte l’histoire de chaque membre de l’équipe Blast Corps avant les évènements du jeu, tout est détaillé durant de longues minutes après l’écran-titre. Alors : ça sert à rien. C’est comme déballer le Curriculum Vitae de Mario en matière de plomberie avant de pouvoir jouer à Super Mario Bros. Donc, ici, on incarne un seul membre de l’équipe, d’ailleurs on ne sait pas trop lequel et clairement, on s’en fout, puisque ce qui fait le fun du jeu ce n’est pas de diriger son petit personnage à pied, mais de conduire les différents véhicules disponibles afin de mener sa mission à bien. Et alors là, niveaux engins, les développeurs se sont fait plaisir. Ca va du classique au grand n’importe quoi. On commence tranquillement avec un Bulldozer pour foncer dans le tas, on continue avec un camion benne (avec une technique de dérapage super difficile à maîtriser) et on termine avec des engins complètement improbables, comme un robot géant manchot, un androïde gymnaste, une moto équipée de missiles, et même le van de l’Agence tous risques et la Ford Torino de Starsky & Hutch.
Alors ces derniers véhicules ne servent pas à détruire les bâtiments placés sur la route du camion fou (enfin fou, le truc roule à 20km/h grand max, faut pas déconner), mais à rejoindre certaines destinations plus rapidement. Parce qu’il ne suffit pas toujours de tout détruire sur le chemin du camion pour terminer un niveau. Si le camion doit traverser une rivière, vous faites comment ? Bah il faut vite longer la rivière pour trouver une péniche et l’amener à quai pour que le camion roule par dessus sans danger, pendant que le joueur, à bord de sa voiture, retourne chercher son engin de démolition là où il l’avait laissé pour prendre la péniche afin de déblayer la suite du passage… Donc voilà, il y a un peu de réflexion quand même dans ce jeu d’action. Donc les fans de Jean-Claude Van Damme pourront terminer les niveaux facile sans trop de problème mais au delà, ce sera quand même pas simple pour eux.
D’ailleurs y’a un truc très bizarre dans le jeu (enfin parmi d’autres trucs), c’est que les niveaux normaux, là où il faut déblayer le passage devant le camion, sont moins nombreux que les niveaux secrets : il y en a une vingtaine contre trente-sept niveaux bonus. Alors les niveaux bonus sont très différents : ça peut aller du tutoriel pour apprendre à maîtriser un véhicule à de la course simple contre la montre, en passant par la destruction de bâtiments en temps limité. Il y a aussi une poignée de niveaux bonus super originaux, dont une parodie de pac-man, où il faut déclencher toutes les lumières au sol dans un labyrinthe en évitant les bulldozers colorés, ou encore un jeu de billard où il faut pousser des caisses de TNT dans les trous avec un fond sonore une fois encore assez improbable :

02 – ORION PLAZA

D’ailleurs puisqu’on parle musique, le jeu est réputé pour sa bande-son assez space, signée Graeme Norgate, qui a quand même suffisamment d’audace pour mélanger de la techno et du banjo.

03 – BEETON TRACKS

Alors imaginez sauver le monde d’une menace nucléaire avec ce fond musical, c’est assez épique. Surtout que le jeu est pas super évident, passé les premiers niveaux qui consistent plutôt à foncer dans le tas. On se retrouve confronté à des situations de plus en plus complexes, avec parfois des bâtiments impossibles à détruire directement, et qui nécessitent souvent d’aller chercher une caisse de TNT pas toujours évidentes à mener à destination. Surtout que dès qu’on les frôle, elle s’enclenche et le compte à rebours et non seulement invisible, mais en plus il peut varier d’une caisse à l’autre !

Mais bon, c’est pas insurmontable non plus. Et une fois les 20 niveaux principaux bouclés, il y a encore plein d’autres choses à faire. On peut libérer les derniers survivants, détruire les bâtiments restant, activer tous les RDU (des p’tites lupiotes qui s’allument dès qu’on passe à proximité), trouver des véhicules cachés (pour les rendre accessibles dans certains niveaux bonus), activer des balises pour accéder à des niveaux secrets, retrouver six scientifiques pour accéder à la fin du jeu et son ultim 21e niveau qui consiste, cette fois, à bousiller un immense batiment pour permettre à une navette spatiale d’atterrir sans encombre. D’ailleurs, ça débloque par la suite des niveaux bonus sur la Lune et d’autres planètes, avec une gravité complètement délirantes. Et même, une fois tout cela terminé, il y a encore tous les niveaux bonus à boucler, et obtenir une méaille d’Or dans tous les niveaux du jeu. Et après ça, c’est toujours pas fini : le jeu propose de décrocher la médaille de platine. Et alors faut s’accrocher, parce que ça nécessite de connaître les niveaux par coeur et d’avoir une maîtrise parfaite des véhicules. Pour vous dire, sur les 57 niveaux du jeu, j’ai réussi à obtenir le platine sur trois niveaux. J’ai jamais réussi les autres et vu la difficulté du truc, quand après 10, 15, 20 essais, tu parviens à grapiller quelques dixièmes de secondes, que t’es fier de ton meilleur temps de 36 secondes et qu’il faut en faire 30 ben tu jette l’éponge illico. Mais en arriver là est déjà un sacré défi en soi et au final, on aura déjà passé pas mal de temps sur le jeu, et du bon temps, avec de la bonne grosse destruction, des explosions qui prennent tout l’écran, et du fun, tout simplement. Si vous voulez vous défouler en pétant tout sans tuer personne et sauver le monde en le démolissant, Blast Corps est le jeu idéal.
Il est dispo sur Xbox One dans la compilation Rare Replay, sinon il faudra se contenter de la version N64. Alors on ne peut pas y jouer à plusieurs, et à moins d’avoir une carte mémoire, il n’est possible d’enregistrer qu’une seule partie.
Dernière petite anecdote, en terminant sur la musique du jeu, quand j’ai découvert un niveau bonus de course, j’ai tilté sur cette musique.

04 – SKERRIES

Alors pourquoi cette musique ? Parce que je l’avais déjà entendue ailleurs, avant :

05 – DKL

Chiptune: FAIRLIGHT & CENSOR DESIGN & OFFENCE 2018 WE COME IN PEACE (C64)e

01 1045 We Come In Peace by FairLight / Censor
Music: LMan/Censor, Magnar Harestad/Censor, Wiklund/FLT

Agenda

  • Dimanche du Libre de Linux07
    • rencontre régulière (1 fois par mois) autour de GNU/Linux pour faire connaître ses possibilités, l’entraide, partager nos connaissances, aborder des thèmes ( la retouche d’images, la vidéo, le son, la sécurité ou d’autres thèmes selon les désirs de chacun) vous aider à installer une distribution GNU/Linux si vous voulez franchir le pas et à apprendre à utiliser son environnement
    • Dimanche 29 avril, 13h30 à 19h30
    • Bar L’Estaminet, Lamastre

Astrologeek

  • roliste : la vie de ne se joue pas toujours sous un coups de dé.
  • technophile : Quand je regarde en l’air, ça me fait tout drône
  • hacker : la faille se situe toujours entre le clavier et la chaise
  • maker : DIY, what the fuck il faut encore faire tout par soit même
  • nolife : La télé est noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir
  • graphiste : J’espère que tu as livré ta bannière avant de te faire bannir de l’irc encore une fois